grammatik der areler mundart: S. 01-39 (§ -->59)
tentative de traduction
sur fond bleu clair le texte original, sur fond jaune la tentative de tradution
en fond blanc le vocabulaire (écrites en rouge, les notes).

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GRAMMATIK

DER

ARELER MUNDART

PAR

A. BERTRANG
DOCTEUR EN PHILOSOPHIE ET LETTRES
PROFESSEUR A L'ATHENEE ROYAL D' ARLON

 

 

 

 

les signes phonétiques sont des images
phonétic signs are pics

 

1921
BRUXELLES
MARCEL HAYEZ, IMPRIMEUR DE L'ACADEMIE ROYALE DE BELGIQUE
112, Rue de Louvain, 112

 

 

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Extrait des Mémoires
Publiés par l'Académie royale de Belgique (Classes des lettres, etc.).
Collection in-8°. Deuxième série, t.XV.

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AVANT-PROPOS

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Quand au mois de janvier 1913, j'appris, par la voie du Moniteur officiel, que l'Académie royale avait mis au concours l'Etude phonétique et morphologique d'un patois allemand de Belgique, j'éprouvais une joie intense: depuis plusieurs années je songeais à publier un ouvrage de ce genre sur le patois arlonais et, dans ce but, j'avais déjà réuni quantité de matériaux. Mais le temps m'avait fait défaut pour m'adonner complètement à ces recherches linguistiques.
Le désir exprimé par l'Académie m'encouragea au travail et je me mis résolument à l'oeuvre. Des obstacles sérieux entravèrent à diverses reprises mes investigations; loin de tout centre universitaire, je fus obligé d'acheter un grand nombre de livres fort coûteux, qu'ailleurs j'aurais pu consulter dans les bibliothèques publiques. Malgré ces difficultés, je serai parvenu à achever mon étude à temps, pour l'envoyer à l'Académie avant le délai fixé, c'est à dire le 1er novembre 1914.

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Il ne me restait plus qu'à retoucher certains détails quand notre pauvre pays fut envahi par les hordes barbares de l'Est et, pendant les longues années d'oppression, mon manuscrit reposa à l'ombre d'une cachette.
Quand nos troupes victorieuses eurent balayé l'ennemi, qui avait si longtemps souillé le sol sacré de la patrie, les populations de la région allemande de Belgique exultèrent de joie et d'allégresse.Si une réaction violente, que le Gouvernement eût jugée nécessaire, s'était produite contre leur idiome maternel, elles n'auraient guère protesté.Un homme de coeur est profondément attaché à son pays natal avec son patois et ses traditions locales; mais en bon citoyen, il met au dessus de tout le salut de la patrie et lui sacrifie généreusement ses affections les plus chères.
Cette éventualité ne s'est pas présentée.L' Académie a maintenu sa question relative à l'étude d'un patois allemand belge, et prorogé le délai de remise du mémoire au 1er novembre 1919. Je me permet donc de soumettre mon travail à l'examen de la Commission, qui sera désignée à cette fin.
Ayant été rédigé avant la guerre, mon mémoire fut écrit en langue allemande, et cela pour diverses raisons: comme il s'agissait d'un patois allemand, il était tout naturel que le travail fut composé tout entier en allemand; d'autre part, la terminologie scientifique allemande s'adaptait mieux aux phénomènes à expliquer: il eut tout de même été nécessaire de conserver certains termes techniques, qui n'ont à vrai dire pas d'équivalent en français, et les deux langues continuellement juxtaposées, mots du patois en regard des vocables du vieil allemand et de la traduction française, auraient produits une


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impression disparate et désagréable; enfin c'était ma langue maternelle, dont l'Académie elle-même me permettait de faire usage.
Cette langue n'a pas empêché mon père et deux de mes frères de se battre vaillamment à Namur et plus tard dans les tranchées boueuses de l'Yser, voire même d'y verser leur sang pour la patrie belge.
J'ai par conséquent laissé mon mémoire, à part quelques additions et modifications secondaires, dans l'état où je l'avais composé avant la guerre.
Dans l'introduction j'expose les faits avec impartialité: si certaines phrases peuvent paraître amères, c'est à la réalité qu'il faut s'en prendre; je n'ai pu décrire la situation autrement qu'elle n'était.
Les exemples cités à l'appui des lois régissant les modifications des sons du patois sont peut-être copieux.Mais notre dialecte perd depuis un quart de siècle beaucoup de terrain. Chef-lieu de province, Arlon est avant tout une ville de fonctionnaires. On y voit affluer un nombre tous les jours grandissant d'éléments étrangers (wallons et flamands).Le patois pouvant ainsi disparaître plus vite qu'on ne le pense, j'ai cru devoir fixer, avant qu'il ne soit trop tard, le vocabulaire à peu près complet en usage.L'index des mots, mentionnés au vocalisme et au consonantisme, constitue une liste, pour ainsi dire intégrale, des vocables germaniques encore vivant dans notre idiome local.
Quand aux mots d'origine romane, je me suis borné à citer, pour chaque cas, quelques exemples, sinon j'aurais dû transcrire à peu près tout le dictionnaire de la langue française.
Sur ces dernières paroles je me sépare non sans émotions,

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de mon manuscrit, dont la composition m'a coûté de laborieuses recherches, mais procuré aussi des heures de joie douce et pénétrante, où, absorbé par mon travail, j'ignorais la vie avec ses mesquineries et ses amertumes.
Alfred Bertrang.

Arlon, 27 octobre 1919
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J'adresse mes plus sincères remerciements à Messieurs les Commissaires, membres de l'Académie, chargé d'examiner mon travail, M. Vercoullie, professeur à l'Université de Gand, M. Waltzing, professeur à l'Université de Liège, et M. de la Vallée Poussin, professeur à l'Université de Gand, lesquels, dans leurs rapports détaillés et approfondis ont proposé à la classe des lettres et des sciences morales et politiques de couronner mon mémoire et l'ont jugé digne d'être imprimé.
Je suis particulièrement obligé envers M. Vercoullie, qui a soumis mon étude à une examen des plus minutieux.Il m'a présenté un certain nombre d'observations, concernant les unes des lapsus, d'autres des points discutables, quelques unes de réelles erreurs. J' ai été fort heureux de mettre ses précieuses indications à profit, lors de l'impression de mon mémoire.

Alfred Bertrang.

Arlon, 31 juillet 1920


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Vorrede

 

Mit inniger Freude vernahm ich im Januar 1913, es habe die "Kgl. Belgische Akademie" eine Preisfrage über die phonetische und morphologische Darstellung einer deutsch-belgischen Mundart gestellt.

Schon vor einigen Jahren hatte ich mich mit dem Gedanken an eine derartige Studie über die Areler Mundart beschäftigt und bereits einiges Material dazu gesammelt. Es hatte mir aber die Zeit gefehlt, mich diesen wissenschaftlichen Untersuchungen völlig zu vinden.

Der Wunsch der Akademie trieb mich dann wieder zur ernsten Arbeit an. Mit Fleiss ging ich ans Werk und trotz allen Schwierigkeiten und Hindernissen konnte ich noch zur rechten Zeit die Ergebnisse meiner Forschungen zur zusammenfassenden Darstellung vereinigen.

Arel, den 31 Juli 1914

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Préface

 

C'est avec une grande joie, que j'appris en janvier 1913, que l'Académie Royale de Belgique avait intauré un prix pour la description phonétique et morphologique d'un dialecte allemand de Belgique.

Depuis quelques années déjà, je m'étais mis en tête d'entreprendre une telle étude pour le dialecte arlonnais et, dans ce but, j'avais déjà rassemblé un peu de matériel. J'avais cependant manqué de temps pour m'adonner complètement à ces enquêtes scientifiques.

Le souhait de l'académie me poussa à me mettre sérieusement au travail. Avec application, je me mis l'ouvrage et malgré toutes les difficultés et les obstacles rencontrés, j'ai pu encore réunir à temps les résultats de mes recherches sur le terrain.

Arlon, le 31 Juillet1914



Vocabulaire:

die Freude, f: la joie.
innig, adj: profond (inniger, plus profond).
die Darstellung, f: la description, la représentation.
vernehmen, v: entendre; vernahm: prétérite.
die Mundart, f: le dialetce.
derartige, adj: tel, pareil
beschäftigen: entreprendre.
bereits: déjà.
sammeln: ramasser, collecter, rassembler.
wissenschaftlich, adj : scientifique.

die Untersuchungen, f: examen, enquête, l'analyse.
treiben, v: mener, actionner, entraîner, pousser à.
ans: an das (an das Werk)
Arbeit antreiben: exhorter à travailler.
ernsten, adj: sérieux, se.
trotz, präp: malgré.
die Schwierigkeit, f: la difficulté.
das Hindernis, n: l'obstacle.
das Ergebnis , -ses, -se , n: résultat.
die Forschungen, f: la recherche.
vereinigen, v: réunir, collecter.
zusammenfassenden Darstellung: summary, survey, review
der Fleiß , -es, m: l'application.

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ABKÜRZUNGZEN
Vokalismus und Konsonantismus


Abl. = Ableitung (die) dérivation
afr. = altfränkisch
afries. = altfriesich
afr(an)z. = altfranzösich
ags. = angelsächisch
ahd. = althochdeutsch
älternhd = älterneuhochdeutsch
amfr. = almittelfränkisch
andfr. = altnierderfränkisch
Ar. Weist = coutume d'Arlon
as; = altsächsich
bay.= bayrisch.
cf.= vergleich (der) comparaison
Dim. = Diminutiv
eng. = englisch
fr(änk) = fränkisch
frz. = französich
Gen. = Genitiv.
got. = gotisch
gr. = griechisch
gr.-lat. = griechisch-lateinisch
hd. = hochdeutsch
hess.-thüring. = hessich-thüringisch
ital. = itallienisch.
lat. = lateinisch
md. = mitteldeutsch
meng. = mittelenglisch
mfr. =mittelfränkisch

mhd. = mittelhochdeutsch
mlat. = mittellateinisch
mnd. = mittelniederdeutsch
mndl. = mitelniederländisch
mr(ein). = mittelreinisch
mundartl.= mundartlisch
nbf. = Nebenform.
nd. = niederdeutsch
ndl. = niederländisch
ndrh. = niederreinisch
nhd. = neuhochdeutsch
obd. = oberdeutsch
ostmd. = ostmitteldeutsch
Pl. = Plural
poln.russ. = polnisch-russisch
rhfr. = rheinfränkisch
s. S? = siehe; Seite
Sg. = Singular
spahd. = späthochdeutsch
span. = spanisch
spmhd. = spätmittelhochdeutsch
spnhd. = spätneuhochdeutsch.
urg. = ugermanisch
verw. = verwant apparenté
vgl. = vergleiche (comparaisons)ison)
westf. =westfälisch
wg. = westgermanish
> = wird zu, wurde zu
< = hervorgegangen aus, enstande aus. ressortir de
= = gleich
* = erschlossene Form

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Einleitung



§ 1 - Arel ist Deutsch-Belgien
Hauptstadt. Es liegt "in des Deutschtums fernstem Westen," und oben auf seiner Knipchen (1) scheint es über die sich ringsum ausdehnenden deutschen Gauen zu herrschen und zu wachen.

Arel oder Arlon, Hauptort der belgischen Provinz Luxembourg, zält über 12.000 Einwohner. Es liegt auf einem Bergkegel. In neuerer Zeit hat es sich aber stark ausgedehnt und es streckt sich jetzt nach allen Seiten hin bis ins Tal hinab. In den im Osten der Stadt gelegenen Wiesen entspringt der Setzbach, der von Osten nach Westen im grossen Halbkreis um die Stadt fliesst. Wie sein alter Name Orolaunum es beweist, ist Arel Keltischen Urspung. Es ist also eine der ältesten Städt Belgiens. Zur Zeit der römischen Herrschaft war es eine blühende Ortschaft. In unserem archäologischen Museum kann man noch die Steindenmäler der römischen Kultur bewundern. Im 5 Jh überschwemmen die Ripuarier das Land der Trevirer, besetzten alle Ortschaften und verwandelten Arel in eine deutsche Stadt (2). Trotz allen Missgeschicken ist das Deutsche seitdem die Sprache des Volkes geblieben. Ob Sie sich noch lange als solche behaupten wird ist eine Frage, worauf ich bekennen muss, keine bejahende Antwort geben können.
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1. Knipchen: kleine Anhöhe, Bergkegel
2..Es lässt sich jedoch gegen die nach G Kurth erst im 5. Jh. infolge der Überschwemmung des Landes durch die Ripuarier vollzogene Verdeutschung der Stadt Arel einiges Bedenken erheben. Da der Übergang von o zu a im germ. bereits im 1. Jh. von unserer Zeitrechnung stattgefunden hat, so besteht kein Zweifel darüber, dass die Germanisierung des Namens Orolaunaum spätestens zu Caesars Zeiten entstanden sein muss. Auch wissen wir, das die Treverer schon lange vor Christi Geburt mit germanischen Volksstammen vermischt wachen. Es scheint demnach angemessen anzunehmen, dass bereits zur Zeit der römischen Eroberung Germanen in Arel ansässig seien.

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Introduction



§ 1 - Arlon est la capitale de la Belgique d'expression allemande.
Elle se trouve "à l'extême ouest des pays de culture germanique" et du haut de sa Knipchen (1), elle semble régner et veiller sur les districts allemands qui l'entourent.

Arel ou Arlon, chef-lieu de la province belge de Luxembourg, compte plus de 12.000 habitants. Elle se trouve sur le sommet d'une butte. Récemment, la ville s'est fort étendue et maintenant, elle s'étire dans toutes les directions vers le bas, jusque dans la vallée. A l'est de la ville , dans des prairies, jaillit le Setzbach (la Semois) qui coule d'est en ouest formant un grand demi cercle autour de la ville. Comme son ancien nom, Orolaunum, l'indique, Arel est d'origine celtique. C'est l'une des villes les plus anciennes de la Belgique. A l'époque de la domination romaine, c'était une localité florissante. Dans notre musée archéologique, on peut encore admirer, gravé dans la pierre, les traces de la culture romaine. Au 5e siècle, les Ripuaires envahissent le territoire des trévires, ils occupent toutes les localités et Arel devient une ville allemande (2). Malgré une longue série de mésaventures, l'Allemand est resté depuis lors la langue du peuple. Si cette situation durera encore longtemps est une question sur laquelle je dois reconnaître, n'avoir aucune réponse.
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1. Knipchen : une petite hauteur, quille de montagne
2. Au 5e siècle, suite à l'invasion de la région par les ripuaires, la germanisation de la ville d'Arlon ne fait que peu de doute. Dès le 1er siècle de notre ére eut lieu une migration des germains vers Arel. Il ne fait aucun doute que la germanisation du nom Orolaunaum doit avoir eu lieu au plus tard aux temps de César. Nous savons aussi que les trévires, longtemps avant la naissance du Christ, s'était mélangé à des tribus germaniques. En conséquence on suppose raisonablement que déjà à l'époque de la conquête romaine des germains résident à Arel.




Vocabulaire:


die Hauptstadt, f : la capitale.
das Deutschtums, n: la culture germanique.
fernste: éloigné.
scheint: semble (scheinen, v : sembler).
ringsum, adv: tout autour.
ausdehnen, v: s'étendre, s'étirer, se prolonger.
herrschen, v: régner, être au pouvoir.
wachen, v : veiller.
der Hauptort, m: la ville principale
der Bergkegel, m: la butte (der kegel, e : le cône)
jetzt, adv : maintenant, aujourd'hui.
im: in dem
die Wiese, f: le pré.
liegen, v : être couché, être situé.
entspringen, v: prendre sa source.
der Halbkreiss, m: le demi-cercle
beweisen, v: prouver, démontrer
der Ursprung, m: l'origine.
also, adv: donc
blühend: florissant.
die Ortschaft, f: la localité.
die mäler, pl: les marques.
bewundern, v: admirer.
überschwemmen, v: inonder, envahir.
besetzt, v: occuper
verwandelten, v (verwandeln, v: transformer) : transformèrent.
Trotz, adv: en dépit de
die Missgeschicke, n.pl.: les mésaventure, l'adversité, la malchance.
seitdem, adv: depuis.
bleiben, v: rester.
ob, conj: si
solche, adj: tel.
behaupten, v: affirmer.
worauf: whereon whereupon.
bekennen, v: reconnaître, affirmer.
bejahen, v: répondre par l'affirmative à.
bejahende Antwort {f}: réponse affirmative
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jedoch, adv, conj: cependant, pourtant.
es lässt (lassen, v: erréter, laisser)
gegen, präp + akk: contre, vers, envers.
infolge, präp +akk: à la suite de, à cause de.
vollzogen (vollziehen, v: exécuter, accomplir, implementer)
einige, pron: un peu de, un peu.
das Bedenken, n: le doute, le scrupule.
die Überschwemmung, f: l'invasion.
erst, adv: d'abord
nach, präp + dat: à, après, selon.
der Volkstamm, m: la tribu.
vermischen, v: mélanger
demnach: donc.
angemessen, adj: approprié.
anzunehmen, v; être disposé à accepter qqch.


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§ 2. ­ Die Areler Mundart gehört zum Mitteldeutschen oder genauer gesagt zur Mittelfränkischen Dialekten gruppe.
Das Mittelfränkischen umfasst das Ripuarische und das Mosel-fränkisch.
Dem Moselfränkischen werde, das Siegerländisch, das Westerwäldisch, das Moselländisch der Rheinprovinz, das Westlothringisch, das Luxemburgische, die Eifel-Mundart und das
Siebenbürgisch eingereiht

§ 3. ­ Im Luxemburgischen sind die Konsonanten mit wenigen Ausnahmen feststehend. Es herrschen jedoch bedeutende Unterschiede hinsichtlich der Vokal, so dass man das Luxemburgische in vier Nebenmundarten eingeteilt hat:
1. die Mosel-Mundart in den Kantonen Remich und Grevenmacher;
2. die Sauer-Mundart den Kantonen Echternach und Diekirch;
3. die Öslinger Mundart in den Kantonen Wiltz, Klerf und Vianden.
4. die Alzette-Mundart in den Kantonen Luxemburg, Esch, Kapellen, Mersch und Redingen.

Diese zuerst von Hardt
aufgestellte und bisher überall angenommene Einteilung ist aber nicht aufrechtzuhalten; denn sie entspricht der wahren Lage der Dinge nicht. Ohne sie einer weiteren Kritik zu unterziehen, braucht nur gesagt zu werde, dass sie u.a. die deutsch-luxemburgische Mundart in Belgien, die in den Kantonen Arel und Metzig, sowie in den Gemeinden Herzig, Martelingen und Tinnen und in den Sektionen Budingen und Wiesembach gesprochen wird, unberücksichtigt lässt ( ). Es fehlen aber noch immer die Vorarbeiter, die eine genaue Klassifizierung ermöglichen Könnten. Aus Mangel einer besseren wurde sie also hier beibehalten.
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Diese Schlussfolgerung, ist aber nicht ausschlaggebend für die Verwandlung Arels in einem deutsche Ortschaft in vorchristlicher Zeit. Das Land der Treverer wurde nicht, oder wenigstens nicht vollständig, von den vor der römischen Herrschaft eingewanderten Germanen germanisiert, da noch im 4. Jh. nach Christi Geburt der hl. Hieronymus feststellen konnte, dass die Trierer dieselbe Sprache redeten als die Galater. Unmöglich ist es ja auch nicht, dass das alte an der nach Trier führende keltischen Strasse gelegene Orolaunum weithin bekannt gewesen und der Name Orolaunum entweder durch früh einige wanderte, an anderen Orten des Treverlandes angesiedelte Germanen, oder sogar durch die an den Grenzen des treverlandes ansässigen Stämme, germanisiert worden sei.

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§ 2. ­ L'Areler appartient au Mitteldeutsche ou plus exactement dit aux groupes de dialectes franconiens moyen.
Le franconien moyen comprend le ripuarien et le francique mosellan.
Le francique mosellan comprend , le Siegerländisch, le Westerwäldisch, le Moselländisch de la province de Rhin, le lorrain de l'ouest, le luxembourgeois, le dialecte d'Eifel et le Siebenbürgisch
(note)

§ 3. ­ Dans le luxembourgeois, les consonnes à quelques exceptions près ont une position fixe. Les différences considérables concernent les voyelles, On a ainsi divisé le luxembourgeois dans quatre dialetces:

1. celui de la Mosele, dans les cantons de Remich et Grevenmacher;
2. celui de la Sûre, dans les cantons d'Echternach und Diekirch;
3. celui de Öslinger, dans les cantons de Wiltz, Klerf und Vianden.
4. celui de l'Alzette, dans les cantons de Luxemburg, Esch, Capellen, Mersch und Redange.

Cette division a été etablie par Hardt et jusqu'à présent, c'est le modèle accepté. Il n'est cependant pas tenable; car il ne correspond pas à la réalité des choses.
Sans vouloir pousser la critique trop loin, faisons simplement remarquer que la division de Hardt ne tient pas compte des belges d'expression allemande, ceux des cantons d'Arlon, de Messancy, de Hachy, de Martelange et de Tintange, des sections de Budange et de Wiesembach. Il manquent clairement le pionnier qui pourrait inventer une classification exacte. Devant ce manque, conservons celle-ci.

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Cependant cette conclusion, n'est pas décisive pour le développait d'Arlon, localité allemande avant l'ère chrétienne. Le pays de Trèves n'était pas germanisé, ou tout au moins pas complètement durant la domination romaine par les immigrés Germain au 4ème siècle après JC.. Hieronymus pouvait constaterque les habitants de Trèves parlaient la même langue que les Galates. Unmöglich ist es ja auch nicht, dass das alte an der nach Trier führende keltischen Strasse gelegene Orolaunum weithin bekannt gewesen und der Name Orolaunum entweder durch früh einige wanderte, an anderen Orten des Treverlandes angesiedelte Germanen, oder sogar durch die an den Grenzen des treverlandes ansässigen Stämme, germanisiert worden sei



Vocabulaire et notes:


gehört, v : appartenient à (gehören + datif: appartenir à, faire partie de)
genau, exacte, exactement; genauer: plus exactement.
umfast ---> umfassen: entourer, prendre dans ses bras, encercler, comprendre...
einreihen, v: ranger, classer.
wenig, adj: peu de, quelque.
die Ausnahme, f: l'exception.
mit Ausnahme von: à l'exception de.
festehen, v: être fixé, être attaché.
jedoch, adv, conj: cependant, pourtant.
bedeutend, adj: éminent, remarquable, important, considérable.
der Unterschied -(e), m: la différence,
hinsichtlich, präp + gen: en ce qui concerne.
eingeteilt (teilen: diviser) eingeteilt: divided in.
der Vokal, m: la voyelle
nebenmundarten: diealctes voisins.
zuerst, adv: d'abord, le premier
austellen, v: mettre en place, monter.
bisher, adv: jusqu'à présent.
die Einteilung, f: répartition f , organisation f , gestion, f.
aufrechtzuhalten, v: maintenir
denn, conj: car, à moins que.
entsprechend, v: correspondre
wahren, v: défendre.
werden, v: devenir.
nur, adv: seulement.
unberücksichtigt , adj: ne tenant pas compte de
es lässt (lassen, v: erréter, laisser)
der oder die Vorarbeiter: contremaître, précuseur, pionnier
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Le Siebenbürgisch est le dialecte qui est ou était parlé en Transylvanie (Roumanie) par des émigrés originaires des regions pauvres de l'Ouest de l'Allemagne. Le nom donné au dialecte, Siebenbürgisch provient de Siebenbürg (Sept Châteaux) la capitale de cette région. Aux époques de ces migrations, le Luxembourg était pauvre et beaucoup de luxembourgeois émigrèrent là-bas.
http://www.hog-kronstadt.de/woerterbuch.html
on peut trouver une carte du Luxembourg à
http://www.europa-planet.com/luxembourg/carte_luxembourg.htm
et à:
http://www.quid.fr/monde.html?mode=detail&iso=lu&style=carte&zoom=2&id
=50285&docid=455

die Verwandelung, f: (de verwandeln se transformer)
die Schlussfolgerung, f: la conclusion.
ausschlaggebend, adj: déterminant.
wenigstens, adv: au moins.
vollständig, adj: complet; adv: complètement.
feststellen, vt: constater
reden: parler, dire.
Unmöglich, adj: impossible
gelegene --> liegen: être couché, se trouver.
führen, vt: être à la tête, mener, conduire. (führende = menant)
weithin, adv: de loin, dans une large mesure.
entweder... oder, konj: soit... soit.
bekannt: connu.
Gewesen ---> sein.
wanderte: migrated
der Ort, m: l'endroit
angesiedelt, adj: residé.
sogar, adv: même.
ansässig : établi
der Stam, m: la tribu, le tronc, la racine.
dass: que, pour que.
die Straße: la rue.
nach, adv: à, vers, après...


Unmöglich ist es ja auch nicht, dass das alte an

der nach Trèves führende keltischen Strasse
l
a route keltischen conduisant à Trèves
gelegene Orolaunum
weithin bekannt gewesen
Orolaunum trouvés à l'avenir connu été

und der Name Orolaunum entweder durch früh einige wanderte, an anderen Orten des Treverlandes angesiedelte Germanen, oder sogar durch die an den Grenzen des treverlandes ansässigen Stämme, germanisiert worden sei.



I n'est pas impossible non plus que le vieil Orolaumum soit situé sur la route celtique menant à Trèves Orolaunum situé(convenable) marchait au loin et le nom Orolaunum tôt par certains, à d'autres endroits du Treverlandes les Germains installés, ou aurait été germanisé même par aux frontières des tribus(troncs) résidentes treverlandes,


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§ 4. - Von jeher war Luxemburg als Durchzugsland allen fremden Einflüssen ausgesetzt.
Im Mittelalter drängte sich das Französische nach dem Lateinischen in alle Urkunden ein, nicht nur weil die Herrscher des Landes meistens kein Deutsch verstanden, sondern auch weil das Französische die am frühesten ausgebildete Sprache war und in allen Angelegenheiten des öffentlichen und privaten Lebens vom Volke selbst gebraucht wurde.
Es trat aber um die Mitte des 14. Jh. ein Umschwung ein; denn das Deutsche verdrängte die fremde Sprache aus allen Urkunden.
"Es scheint, sagt G Kurth ( G), als habe das ganze Land seine franzosische Kleidung entschieden abgeworfen, um seine Zusammengehörigkeit zum alten germanischen Stamme nachdrücklich zum Ausdruck zu bringen."
"Aber dieser erfreuliche Zustand sollte nicht lange dauern. Mit der verhängnisvollen Ausdehnung der burgundischen Herrschaft in de belgischen Provinzen kamen schlimme Tage für das Deutschtum des luxemburgischen Landes."
"Das Französische "war die Sprache des Burgundischen Hauses und der burgundischen Regierung: siegreich kehrte
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Die im Kanton Metzig liegende Gemeinde Holdingen (Halanzy) ist wallonisch, hat aber zwei deutschsprechende Sektionen: Esch auf der Hurt und Bettenhofen. Herzig liegt im Kanton Etalle. Martellingen und Tinnen im Kanton Feiteler (Fauvillers). Die Sektionen Budigen und Wisembach gehören zur Gemeinde Feiteler.
Kurth, Deutsch-Belgien, Arel, A. Willems 1889, §§94-95

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"sie wieder ein in alle Verhandlungen der Regierung mit dem Volke, und konnte sich bald auch einer erneuerten Gunst bei de gebildeten Klasse erfreuen. Das Deutsche liess (ließ) sich jedoch nicht mehr aus dem einmal gewonnen Posten verdrängen: es blieb die Sprache der Dörfer- und Städteverwaltungen, und in de Privat-Urkunden behauptete es sich. Was das Französische für die Zentral-Verwaltung war, das blieb das Deutsche für die lokale: eine amtliche wenn auch gewissermaßen untergeordnete Sprache, die jedoch der politischen Bevorzugung des Französischen durch ihre Beliebtheit beim Volke das Gleichgewicht hielt. Das Land war und bleib ein zweisprachige (s), und man muss den verschiedenen Regierung unserer Provinzen nachsagen, dass sie sich der deutschen Sprache gegenüber schonend und unparteiisch verhielten, und nie eine Maßregel trafen, welche das Leben oder Gedeihen derselben in irgend einer Hinsicht hätte beeinträchtigen können."

 

§ 5. ­ Wenn die Areler Mundart denselben Missgeschicken ausgesetzt war, so erging (er ging) es ihr noch viel schlimmer nach der verhängnisvolle Trennung vom Jahre 1839: außer dem Städtchen Arel mit ungefähr 20 Gemeinden wurden die Deutsch redenden durch den Londoner Vertrag von ihren belgischen Brüdern losgerissen.
Vun nun an solte die deutsche Sprache in Arel immer mehr zurückgehen. Es begann sogleich eine förmlich Französierung; man verdrängte das Deutsche aus der Stadtverwaltung und aus der Schulen. In letzteren wird es heutigestags meistens von wallonischen Lehrern als Fremdsprache gelehrt.
Als Hauptort der belgischen Provinz Luxemburg wurde Arel Verwaltunzentrum. Es entwickelte sich in ieder Hinsicht. Am Anfang des 19 Jhs hatte es eine Bevölking von kaum (2000 Seelen)

 

   

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2000 Seelen. Nach der Revolution vom Jahre 1830 stieg die Einwohnerzahl von Jahrzehent zu Jahrzehent um ein Tausend, 1 283 im Jahre 1831, 4 507 im Jahre 1841, 5 707 im Jahre 1851. Dann trat ein zwanzigjähriger Stillstand ein. In den achtziger Jahren hatte man das siebente Tausend erreicht, und nach der Volkszählung vom Jahre 1901 ist man bereits über die zwölftausend hinaus. Welch ein ungeheurer Zuwachs fremd sprachlicher Elemente!
Arel beherbergt heutzutage eine Menge Beamten wallonischer und flämischer Zunge, die sich alle des Französischen als Umgangssprachen bedienen.
Während sich also die Stadt bis weit ins Tal ausdehnte und immer verschönerte, während ein öffentliches Gebäude nach dem andern aus der Erde schoss, während Handel und Verkehr sich alljährlich blühender gestalteten, erlitt die arme Mundart starke Einbuße unter dem zersetzenden Einfluss der überall um sich greifenden Verwelschung und erfuhr im Wortschatz wie im Satzbau eine bunte Einmischung (1) romanischer Element.

§ 6. ­ Zur dieser Sachlage hat der Charakter der einheimischen Bevölkerung nicht wenig beitragen. Mehr noch als ihre Brüder des Grossherzogtuns Luxemburg hassen die Areler das Hochdeutsche oder "Preußische" wie sie es bezeichnen, und sind vollends für die französische Kultur eingenommen. Im Unterricht ist das Französische die Leitsprache, so dass die Areler, die Hochdeutsch sprechen und schreiben können, beinahe so selten sind wie die Eulen am Hellen Mittag.
Ihre Mundart schämen sich viele zu sprechen, weil nach ihrer Ansicht das Französische alles übertrifft, und die zahlreichen eingewanderten Beamten nur diese Sprache kennen. Diejenigen, die ihre deutsche Muttersprache noch innig lieben, sind meistens (gezwungen dieselbe zu vernachlässigen, weil sich fast immer in der Gesellschaft der eine oder der andere Nichtdeutschredende befindet)

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gezwungen dieselbe zu vernachlässigen, weil sich fast immer in der Gesellschaft der eine oder der andere Nichtdeutschredende befindet. In den Wirthäusern und den Kaufläden hört man wegen derselben Ursache fast nur Französisch. Das Volk will die "feine Welt" nachahmen und sobald so ein armer Tropf nur einige Worte "Welsch" versteht, scheint er seine Muttersprache vergesse zu haben. Ich kenne sogar Leute, die das Französisch auf erbärmlich Weise misshandeln, und doch ihre Kinder ausschließlich in dieser Sprache auferziehen.
Unsere lieben Mädchen zumal weigern sich aus reiner Großtuerei sich der Mundart zu bedienen. Es ist ja für die Areler eine unbedingte Notwendigkeit des Französische mächtig zu sein; aber diese törichten Leute sollten doch ihre Muttersprache in Ehren halten.

§ 7. ­ Vor zwanzig Jahren schrieb Gottfried Kurth noch mit innger Genugtuung:
"Bei all diesen Schtattenseiten sei jedoch rühmend hervorgehoben, dass die katholische Kirche der Sprache des Volkes treu geblieben ist. Von der Kanzel beider Areler Pfarreien herab tönt noch heute das Wort Gottes in den lieblichen Klängen der alten Muttersprache, und deutscher Katechismus die ewigen Wahrheiten der Religion gelegt" ( 1.).
Auch das ist heute nicht mehr wahr. Es werden zwar noch deutsche Predigten einer Kirche gehalten, aber der Klerus bemüht sich nicht mehr um die deutsche Sprache? Die deutsche "Kinderlehre" wie man den Katechismusunterricht hier benannte, ist abgeschafft worden, und in letzeter Zeit hat man sogar wallonische Priester in Arel angestellt.

§ 8. ­ Wohl hat man einem deutschen Verein zur Hebung und Pflege der Muttersprache im deutschredenden Belgien (gegründet
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1. Op. cit §4. ­ 1893 war dieser Aufsatz bereits zu Bamberg in einer General-Versammlung der Görres-Gesellschat verlesen worden.


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gegründet. Aus den Dörfen (das Dörf, die Dörfer ?) der Umgegend wohnen zahlreiche Mitglieder de Versammlungen bei, aber in der Stadt hat der Verein nur wenige Anhänger gefunden.

§ 9. - Und doch darf man mit stolzer Freude behaupten, dass die alte, traute, urwüchsige Muttersprache noch auf der fröhlichen "Knipchen" erklingt. Jeder echte Areler kann seine Mundart noch sprechen, und nicht alle sind so vorurteilsvoll, den Gebrauch derselben aus dem Familien- und Freundekreise zu verbannen. Und es dünkt mich, als habe Gottfried Kurth was übertrieben, als er erklärte, die Areler Mundart sei in eine solche Armut geraten, dass deutsche Beobachter sich mehrmals beklagt haben, dieselbe nicht mehr verstehen zu können.

§ 10. - Von denen in den umliegenden Dörfern gesprochenen Dialekten unterscheidet sich die Areler Mundart durch einem größeren Mangel an Rheinheit, eine vollständige Freiheit schriftdeutschen Einflusses und die Aussprache der aus ahd. mhd. i und ù entwickelten Laute, die zu Arel als gedehnte Monophtongue [æ:] und [þ] erklingen ( 1). Es verleibt dies der Mundart etwas Grobes, und da viele Areler, insbesondere aus der niedrigen Klasse der Bevölkerung, die meistens die berühmte "Hetschegas" ( 2) bewohnt, diese Laute auf übertriebene Weise in die Länge ziehen, und auch die Endungen der Verben mit [þ] auszusprechen pflegen, haben Fremde oft gesagt, die Areler Mundart sei äusserst platt and gemein.
Er wird jedoch trotz dieser Lautschattierung nur eine Mundart in der Stadt Arel gesprochen, und diese Sprache wird der folgenden Darstellung zu Grunde liegen.

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1. Als Lautschrift wird das Alphabet der internationalen phonetische Gesellschaft (Association phonétique internationale) verwendet. In zusammenhangenden Texte steht die Lautschrift, wie Jespersens "Lehrbuch der phonéitik" stets in eckigen Klammern.
2. héëga:s (Hetschegas)

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§ 11. ­ Abgesehen einigen Urkunden, die mundartliche Eigentümlichkeiten aufweisen, liegen keine gedruckte Sprachdenkmäler aus älterer Zeit vor. Arel hat kein Archiv, da alle Dokumente durch die zahlreichen Brände und Plünderungen der Stadt in modern Zeit zerstört worden sind. Von neuerer Literatur sind nur Menard's Gedichte und Theaterstücke zu erwähnen;

§ 12. ­ Möge dieser Beitrag zu den heute in philologischer Hinsicht so wichtig gewordenen Dialektforschungen freundlich von den Fachgenossen und Mundartfreunden aufgenommen werden! Ich habe es versucht, nicht allein der trauten Muttersprache einen schlichten Beweis Verehrung zu bringen, sondern auch die Laut- und Formenlehre der Mundart vor ihrer Verstümmelung festzulegen; denn Gebhardt's Worte über die Nürnberger Mundart lassen sich mit einigen Änderungen auf die Areler Mundart anwenden:
"In unserer seelenlos ausgleichenden Zeit verklingt die Eigenart der Mundart ebenso rasch wie die Eigenart der sie sprechenden Bürgerschaft verblasst, wie die Altertümlichkeit der Stadt, in der sie einstens klang, dem Schreien nach der Neuerungswut zum Opfer fällt."
Wäre diese bescheidene Studie den echten Areler Kinder willkommen, so fände ich darin einen lohnenden Entgelt für meine Mühe und Arbeit.

 

Arel 1914

 

 



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§ 13. _

Die Areler Mundart und die germanischen Sprachen.

Germanisch

I. ­Ostgermanish:
..........1. Gotisch: West und Östgotisch
..........2. Wandalish
..........3. Burgundish
II.Nordgermanisch:
..........1. Ostnordisch: Schwedisch-Dänish
..........2. Westnordisch: Norwegisch-Isländish
III. Westgermanish:
..........1. English-Friesisch
..........2. Deutsch


Deutsch

I. Niederdeutsch:
..........1. Niederfraänkisch (heute Niederländisch)
..........2. Niedersächsisch oder Altsächsich (heute
...............Plattedeutsch)
..........3. Ostniederdeutsch (Ansiedlungen im
Slavischen)
II. Hochdeutsch (zweite Lautverschiebung):
..........1. Mitteldeutsch
....................a. Westmitteldeutsch oder Frankish
................... .(Mittel-, Rhein- und Ostfränkish)
....................b. Ostmitteldeutsch (Thüringisch,
....................Obersächsich und Schessich)
..........2. Oberdeutsch
....................a. Alemanisch (Schweizerisch
.................... Schwäbisch
....................b. Bairisch (Nord-, Mittel- und Südbairisch
.................... ....in Baiern, Böhmen und österreich)

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Westmitteldeutsch
oder
Fränkischen mitteldeutsch


I. Mittelfränkisch:
..........a. Ripuarisch, nördlich der Eifel mit Köln und
..........Aachen
..........b. Moselfränkisch, zerfällt in sieben Mundarten
..........worunter das Luxemburgisch. Zum Luxemburgishen
..........gehört die Areler Mundart.
II. Rheinfränkisch:
..........In der alten Francia Rhinensis
..........Rheinpfalz und Norden von Hessen und Baden
III. Ostfränkisch:
..........In der alten Francia orientalis

 

 

 

 

 

NB: Die Grenzen der verschiedenen Mundarten zerfließen natürlich in einander. Einige Gelehrten rechnen das Ostfränkisch zum Oberdeutschen.

Die zweite Lautverschiebung teilte also die fränkischen Mundart in zwei Gruppen:
1. nördlich das Niederfrankisch, das von der zweiten Lautverschiebung unberürhrt blieb;
2 südlisch das Fränkllish Mitteldeutsch, das infolge der zweite Lautverschiebung ungleiche Veränderung erfarhen hat.

(Nach Franck, Michels, Paul, Reis und Streitberg)


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16§. - Verzeichnis der Ortschaffen - Noms de lieux
ndh
neuhochdeutsch
 Französich  Areler Mundart
 Almeroth  Almeroth  Almeroth
 Altenhofen  Viville  Alenuewen
 Arel  Arlon  Arel
 Athem  Athus  Attem
 Bardenburg  Clairefontaine  Badeburg
 Barnich  Barnich  Barnech
 Bebingen  Bébange  Biében
 Bettenhofen  Battincourt  Béetem
 Bödingen  Bodange  Biedig
 Bonnert  Bonnert  Bunnert
 Büvingen  Buvange  Biéwen
 Diedenburg  Thiaumont  Diddelburg
 Differt  Differt  Déifert
 Elcheroth  Nobressart  Gehaanselch
 Esch auf der Hurt  Aix sur Cloie  Esch op der Huurt
 Feiteler  Fauviller  Fätleir
 Frassem  Frassem  Fruessem
 Freylingen  Freylange  Frällen
 Gaichel Gaichel   Giechel
 Gelf  Guelff, Jovillancourt  Giélef
 Gerlingen  Gerlange  Gierling
 Girsch  Guirsch  Giisch
 Greimelingen  Grumelange  Gréimel
 Grendel  Grendel  Grendl
 Heckbus  Heckbous  Heckbuus
 Heinstert  Heinstert  Heeschtert
 Heischlingen  Heinsch  Häschel
 Hezig  Hachy  Häerzeg
 Herwerdingen  Habergy  Hiewerdang
 Holdingen  Halanzy  Hueldang
Hodelingen  Hondelange  Hondeléng, Hondel

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16§. - Verzeichnis der Ortschaffen - Noms de lieux
 Ndh
Neuhochdeutsch
 Französich  Areler Mundart
 Ibingen  Aubange  Eiben, Eibeng
 Laser  Longeau  Laser
 Lischert  Lischert  Leschert
 Lottert  Lottert  Lottert
 Luchert  Luxeroth  Luxeroth
 Martelingen  Martelange  Martel
 Metzert  Metzert  Metzert
 Metzig  Messancy  Mietzeg
 Neu-Habich  Habay-la-Neuve  Habech
 Niederelter  Autelbas  Nidderäler
 Niedlingen  Noerdange  Néidleng
 Nothomb  Nothomb  Noutem
 Oberelter  Autelhaut  Uewerälet
 Oell  Ferme de l'oeil  Ölerhaf
 Offen  Fouches  Affen
 Parett  Parette  Parrt
 Post  Post  Pass
 Radelingen  Radelange  Réidel
 Rodenhof  Rodenhof  Roudenhaff
 Rözig  Rachecourt  Réissich
 Saas  Sampont  Sues
 Schadeck  Schadeck  Schuedeck
 Schockweiller  Schockville  Schakeler
 Schoppach  Schoppach  Schappech
 Selingen  Sélange  Séilen
 Sesselich  Sesselich  Siesselech
 Seymerich  Seymerich  Seimerech
 Stehnen  Stehnen  Stienen
 Sterpenich  Sterpenich  Sterpenech
 Stockem  Stockem  Stackem
 Tattert  Tattert  Tattert

die Folge

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16§. - Verzeichnis der Ortschaffen - Noms de lieux
 ndh
Neuhochdeutsch
 Französich  Areler Mundart
 Tintingen  tintange  Tënnen
 Tontelingen  Tontelange  Tontel
 Törnich  Toernich  Ternech
 Tortert  Villers-Tortru  Weyler-Tortchen
 Türpingen  Turpange  Tiirpen
 Üdingen  Udange  Eiden
 Waltingen  Walzing  Walzéng
 Wanen  Vance  Waanen
 Weyler  Weyler  Weller
 Wisembach  Wisembach  Wiisbech
 Wolkringen  Wolkrange  Welker
     
     

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Flüsse and Bache - rivières et ruisseaux
 ndh
Neuhochdeutsch
 Französich  Areler Mundart
 die Attert  l'Attert  die Aatert
 die Eisch  l'Eisch  die äsch
 der Grossbach  le Grossbach  der Groussbech
 die Korn  la Chier  die Kor
 die Kleine Korn  la Messancy  die Mietzegbach
 die Pall  la Pall  die PalenerBach
 die Sauer  la Sûre  die Sauer
 der Setzbach  la Semois  der Setsbach
     
     
     
     
     

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Statistik der Bevölkerung auf deutschem Sprachgebiet in Belgische-Luxemburg
§17. ­ Regierungkreis Arel
(Nach der Volkszählung vom Jahre 1910)

 Gesamtbevölkerung

 Sprechen

 Die von den Mehrprachigen
meits gebrauche Sprache

     Französich  Deutsch  beide  Vlamen  Kinder  Fransösich  Deutsch

 Einwohner  41.259  7.798  10.681  19.915  üngefähr  2.092  1.930 18.514
 Männer  21.322   4.068   4.989  10.631   . 500  1.063  1.127   9.914
 Frauen  19.937   3.730   5.692   9.284    1.029   . 803   8.600
 Arel:                
 Einwohner  12.012   2.684   1.552   6.747  üngefähr   .442   . 884  6.285
 Männer   6.194   1.419   . 692   3.415   . 400   .217   . 553  3.195
 Frauen   5.818   1.265   . 860   3.332     .225   . 331  3.090

Aom
1. Die im Regierungskreis Arel liegenden Gemeinden Deutsch-Meer (Meix-le-Tige) und Rôsig (Rachecourt) sind Wallonisch. Von der Gemeinde Holdingen (Halanzy) sind nur die Sektionen Esch auf der Hurt und Bettenhofen deutsch. Es vermindert dies noch die Zahl der nur französisch Sprechende auf deutschem Sprachgebiet.
2. Es liegt aber dagegen noch eine deutschsprechende Gemeinde, Tinnen oder Tintingen, im Regierungkreiss Bastnach.


Vocabulaire:

die Volkszählung: le recensement
die Bevölkerung: la population
das deutsches Sprachgebiet: territoire linguistique allemand.
die Regierung: le gouvernement.
der Kreiss: ici la circonscription administrative, le district;
Regierungkreis Arel: district d'Arlon

Regierungkreiss Bastnach: district de Bastnach (Bastogne)
liegenden
liegen, lag, hat gelegen: être couché
die Gemeind: la commune
verminder: diminuer
die Zahl: le nombre
dagegen: cependant, however.